En mars 2027, les dimanches 21 et 28 à 17 h, ainsi que le mardi 30 à 21 h.
On croyait tout connaître de Courteline et puis on découvre combien, anarchiste inquiet, il était en avance sur son temps. La peur des coups, avec un me-too* qui ne pointe pas encore son nez, mais qui devrait peut-être, La lettre chargée, qui nous donne une idée de la folie bureaucratique avant l’IA, Le Gora, qui nous montre l’importance du langage et de sa précision, si l’on veut éviter les malentendus, Monsieur Badin, où un employé de bureau qui ne travaille pas explique fort bien à son directeur ce qu’est la souffrance au travail, directeur qui, lui-même, frôle le surmenage à la tête d’un service où l’on n’expédie plus rien, même pas les affaires courantes, Boubouroche, où les concubins et les amants mettent un point d’honneur à pratiquer une élégance de langage qui peine à masquer leur machisme et leur lâcheté, machisme et lâcheté dont il s’agira, si possible, de triompher.
« Il est certain que l’on est toujours le fantoche de quelqu’un. C’est un malheur dont on ne meurt pas », disait Courteline. C’est vrai, mais dépêchons-nous d’en rire.
*« Moi aussi » : phénomène par lequel des personnes témoignent de leur expérience commune, notamment de violences ou de harcèlement sexuels, afin de les rendre visibles.
